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- Qu’est-ce qu’une assurance micro-entreprise ?
- Quelles assurances sont obligatoires pour une micro-entreprise ?
- La responsabilité civile professionnelle pour les activités réglementées
- La garantie décennale pour le bâtiment
- L’assurance véhicule professionnel
- Quelles assurances micro-entreprise sont recommandées ?
- La RC pro pour les activités non réglementées
- La multirisque professionnelle
- La prévoyance et la mutuelle
- Quel est le tarif d’une assurance micro-entreprise en 2026 ?
- FAQ
- Peut-on exercer sans assurance en micro-entreprise ?
- L’assurance micro-entreprise est-elle déductible fiscalement ?
- Comment vérifier si mon activité impose une RC pro ?
Lancer une micro-entreprise, c’est engager votre responsabilité professionnelle à chaque prestation réalisée. Un dommage causé à un client, un accident de chantier, une erreur qui génère un préjudice financier, et la facture peut rapidement atteindre plusieurs milliers d’euros, intégralement à votre charge si vous n’êtes pas assuré.
L’assurance en micro-entreprise est-elle obligatoire ? Quelles sont les garanties indispensables selon votre activité ? Combien coûte une couverture adaptée, et comment éviter les erreurs de souscription ? On fait le point sur vos obligations et vos options.
L’essentiel de l’article :
- L’assurance en micro-entreprise n’est pas obligatoire pour toutes les activités, mais elle devient indispensable pour les professions réglementées (BTP, santé, juridique, immobilier, transport).
- L’assurance décennale en micro-entreprise est imposée à tous les professionnels du bâtiment par la loi Spinetta.
- L’Assurance RC pro d’une micro-entreprise protège l’auto-entrepreneur contre les dommages causés aux tiers et reste fortement recommandée même quand elle n’est pas imposée par la loi.
- Le tarif des assurances en micro-entreprise varie de 100 à 2 000 € par an selon votre activité, votre chiffre d’affaires et les garanties retenues.
Qu’est-ce qu’une assurance micro-entreprise ?
Une assurance professionnelle en micro-entreprise est un contrat par lequel un assureur s’engage à couvrir les frais liés à la survenance de risques déterminés dans le cadre de votre activité. En contrepartie, vous versez une prime, mensuelle ou annuelle, dont le montant dépend des garanties souscrites.
Le contrat d’assurance est dit « aléatoire » : la contrepartie perçue dépend de la réalisation, ou non, du risque couvert. Vous pouvez ainsi cotiser plusieurs années sans sinistre, puis voir votre assurance prendre en charge un dommage important à un moment précis.
La question centrale reste la suivante : votre activité vous oblige-t-elle à souscrire une assurance, ou s’agit-il d’une démarche volontaire pour sécuriser vos revenus et votre patrimoine personnel ? La réponse dépend du secteur dans lequel vous exercez et des risques associés à vos prestations.
Quelles assurances sont obligatoires pour une micro-entreprise ?
L’obligation d’assurance varie selon l’activité pour laquelle vous avez décidé de créer votre micro-entreprise. Votre micro-entreprise aura des assurances obligatoires selon plusieurs situations bien identifiées par la loi.
La responsabilité civile professionnelle pour les activités réglementées
La RC pro est imposée par la loi pour de nombreuses professions réglementées. Sont notamment concernés :
- les professionnels de santé (médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, ostéopathes, psychologues) ;
- les métiers du droit et du chiffre (avocats, notaires, experts-comptables, courtiers en assurance ou en crédit) ;
- les professionnels de l’immobilier (agents immobiliers, syndics) au titre de la loi Hoguet ;
- les artisans du bâtiment, pour lesquels la RC pro s’ajoute à la garantie décennale ;
- les agents de voyage, VTC et transporteurs.
En cas de défaut d’assurance alors qu’elle est obligatoire, les sanctions peuvent atteindre 75 000 € d’amende, auxquelles s’ajoutent une possible interdiction d’exercer et la radiation de l’ordre professionnel.
La liste exacte des professions soumises à obligation est consultable sur l’annuaire des activités et professions réglementées publié par l’INPI.
La garantie décennale pour le bâtiment
L’assurance décennale en micro-entreprise est imposée par les articles 1792 et suivants du Code civil, issus de la loi Spinetta du 4 janvier 1978. Elle engage la responsabilité du constructeur pendant 10 ans à compter de la réception des travaux, pour tout dommage compromettant la solidité de l’ouvrage ou le rendant impropre à sa destination.
Sont concernés tous les professionnels du bâtiment : maçons, charpentiers, plombiers, électriciens, couvreurs, carreleurs, peintres lorsqu’ils interviennent sur le gros œuvre ou le second œuvre durable. L’attestation doit être fournie avant le démarrage du chantier.
Attention : En cas de souscription à une assurance, qu’il s’agisse d’une assurance RC pro ou une assurance décennale, il est nécessaire d’en faire mention au sein de vos factures micro-entreprise. Il faut alors préciser le nom et l’adresse de l’assureur, le cas échéant du garant, ainsi que la zone géographique couverte.
L’assurance véhicule professionnel
Si vous utilisez un véhicule pour votre activité, l’assurance responsabilité civile automobile est obligatoire, conformément à l’article L211-1 du Code des assurances. Une assurance personnelle ne couvre pas automatiquement les trajets professionnels : une déclaration à votre assureur ou une extension spécifique s’impose.
Attention : lors de votre déclaration d’activité, une attestation d’assurance peut vous être demandée pour les activités artisanales. Anticipez cette formalité pour éviter tout blocage lors de votre inscription.
Quelles assurances micro-entreprise sont recommandées ?
Au-delà des obligations légales, plusieurs assurances en micro-entreprise méritent d’être envisagées en fonction des risques auxquels vous vous exposez. Sans assurance, votre patrimoine personnel peut être engagé pour couvrir un sinistre.
La RC pro pour les activités non réglementées
Même facultative, l’assurance RC pro de votre micro-entreprise couvre les dommages matériels, corporels ou immatériels que vous pourriez causer à un tiers dans le cadre de votre activité. Un développeur web à l’origine d’une faille de sécurité, un consultant dont la stratégie génère une perte financière, un coach sportif face à un accident pendant une séance : tous peuvent être attaqués en justice par leur client.
De nombreux donneurs d’ordre exigent aujourd’hui une attestation de RC pro avant toute collaboration, ce qui rend cette couverture quasi indispensable pour travailler avec des entreprises ou des administrations.
La multirisque professionnelle
Si vous disposez d’un local, d’un stock ou de matériel de valeur, la multirisque pro couvre les incendies, les dégâts des eaux, les vols et la perte d’exploitation. Elle peut intégrer la RC pro dans un contrat global.
La prévoyance et la mutuelle
Votre couverture sociale en tant qu’indépendant reste limitée en cas d’arrêt de travail. Une prévoyance auto-entrepreneur permet de maintenir un revenu en cas d’incapacité temporaire ou d’invalidité, et complète utilement les remboursements de la Sécurité sociale des indépendants.
Bon à savoir : si vous êtes salarié et micro-entrepreneur, la mutuelle peut vous être fournie dans le cadre de votre emploi salarié. Vous pouvez également être couvert par la mutuelle de votre conjoint.
Quel est le tarif d’une assurance micro-entreprise en 2026 ?
Les tarifs des assurances en micro-entreprise dépendent de votre secteur, de votre chiffre d’affaires et du niveau de garanties.
En 2026, les fourchettes observées sont les suivantes :
- professions libérales et consultants : 100 à 400 € par an ;
- métiers du numérique (développeur, graphiste, rédacteur) : 150 à 500 € par an ;
- artisans hors bâtiment : 300 à 800 € par an ;
- artisans du bâtiment (avec décennale) : 800 à 3 000 € par an selon la spécialité ;
- professions de santé réglementées : 200 à 1 000 € par an ;
- métiers juridiques et financiers : 500 à 2 000 € par an.
Votre cotisation varie également selon vos plafonds d’indemnisation, votre franchise et l’historique de sinistres. Comparer plusieurs devis permet souvent de réduire la facture de 20 à 30 %.
Astuce : le coût de votre assurance peut être intégré dans votre calcul de rentabilité, mais il ne constitue pas une charge en micro-entreprise déductible (l’abattement forfaitaire est déjà appliqué).
FAQ
Peut-on exercer sans assurance en micro-entreprise ?
Oui, si votre activité n’est pas réglementée et ne nécessite pas de garantie décennale. Toutefois, vous engagez votre patrimoine personnel en cas de litige, ce qui peut exposer vos biens propres à une saisie si vous devez indemniser un client.
L’assurance micro-entreprise est-elle déductible fiscalement ?
Non. Le régime micro-fiscal applique un abattement forfaitaire pour frais professionnels (34 %, 50 % ou 71 % selon l’activité). Aucune charge réelle, y compris l’assurance, n’est déductible en complément de cet abattement.
Comment vérifier si mon activité impose une RC pro ?
L’annuaire des activités et professions réglementées de l’INPI recense l’ensemble des métiers soumis à obligation. La barre de recherche de Bpifrance Création permet également d’identifier rapidement les exigences applicables à votre secteur.

