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- Quel est le salaire d’un micro-entrepreneur ?
- Comment se verser salaire en micro-entreprise ?
- Quelles sont les charges à prévoir dans le salaire en micro-entreprise ?
- Les frais de développement de l’activité
- Les cotisations sociales
- Les impôts
- L’impôt sur le revenu
- La CFE
- La TVA
- Y a-t-il un plafond de salaire en micro-entreprise ?
- Quand se verser un salaire en micro-entreprise ?
En micro-entreprise, le salaire est un sujet important. La micro-entreprise vous permet d’être indépendant et de travailler pour le compte de différents clients. Mais il n’est pas toujours facile de s’y retrouver financièrement. C’est pour cette raison qu’il est essentiel de déterminer son tarif en fonction du salaire de micro-entreprise souhaité.
Combien gagne un micro-entrepreneur ? Un micro-entrepreneur peut-il se verser un salaire ? Comment se verser un salaire en micro-entreprise ? Découvrez toutes les informations pour déterminer votre salaire en micro-entreprise.
Quel est le salaire d’un micro-entrepreneur ?
Tout d’abord, il est important de clarifier qu’il n’est en réalité pas possible de percevoir un salaire en micro-entreprise. En effet, le micro-entrepreneur possède le statut de travailleur non salarié (TNS). Il est donc considéré comme un indépendant et ne peut pas percevoir de salaire à ce titre. L’emploi du terme “salaire” est conditionné par l’existence d’un contrat de travail, définissant le statut de “salarié”. Dans ce cas, il serait donc plus approprié de se référer au “revenu” du micro-entrepreneur ou à sa “rémunération”.
En outre, il est important de distinguer le “salaire” du micro-entrepreneur et le chiffre d’affaires de la micro-entreprise, car il y a souvent une confusion entre les deux termes. D’une part, le chiffre d’affaires correspond au montant brut généré par l’activité, avant déduction des charges de la micro-entreprise. D’autre part, le salaire en micro-entreprise correspond à ce que l’entrepreneur peut réellement se verser après avoir payé les charges sociales et fiscales.
À noter : depuis 2016, le terme “micro-entreprise” a remplacé celui d’auto-entreprise. Dorénavant, le seul régime juridique qui existe légalement est celui de la micro-entreprise, même si l'appellation “auto-entrepreneur” est encore d’usage dans le langage courant.
Comment se verser salaire en micro-entreprise ?
Un auto-entrepreneur fixant sa rémunération doit prendre en compte plusieurs éléments. Pour commencer, il est important de comprendre que le calcul du salaire en micro-entreprise s’éloigne du mode de calcul du salaire d’un salarié d’entreprise. En effet, pour calculer le salaire net du micro-entrepreneur, il faut déterminer un chiffre d’affaires à atteindre, et donc les tarifs pratiqués avec les clients (car les tarifs vont contribuer à générer le chiffre d’affaires). De même, il faut calculer les charges de micro-entrepreneur quotidiennes à payer (charges sociales, mutuelle, prévoyance auto-entreprise, etc), et qui seront déduites du chiffre d’affaires.
Afin de fixer les tarifs des produits et/ou des services, vous devez également prendre en compte les éléments suivants :
- Les tarifs de vos concurrents ayant le même profil et les mêmes compétences que vous.
- Le salaire minimum que vous voulez atteindre à la fin du mois : ce salaire est important pour fixer votre tarif avant la négociation avec vos clients.
- Le temps nécessaire pour la gestion administrative de votre micro-entreprise.
- Le temps travaillé pour votre micro-entreprise : pour que votre tarif soit rentable, vous devez garder à l’esprit que vous ne travaillerez certainement pas tous les jours de l’année et prendre en compte le nombre de jours travaillés.
Grâce à ces informations, vous pouvez sereinement fixer vos tarifs et calculer le montant de votre salaire en micro-entreprise avant déduction des charges.
Bon à savoir : pour calculer le salaire en micro-entreprise, des simulateurs sont accessibles en ligne.
Quelles sont les charges à prévoir dans le salaire en micro-entreprise ?
Pour calculer le salaire en micro-entreprise, il est nécessaire de comptabiliser les charges à déduire du chiffre d’affaires.
Les frais de développement de l’activité
Ces charges englobent les investissements et les coûts essentiels au bon fonctionnement de votre micro-entreprise. En effet, bien que les auto-entrepreneurs ne puissent pas déduire ces charges de leur chiffre d’affaires, ils doivent tout de même s’en acquitter.
En fonction de leur activité, ils peuvent être amenés à régler divers frais tels que :
- l’achat de marchandises ;
- les coûts de location des locaux ;
- les redevances de licences pour des solutions digitales ;
- les frais de transport, d’énergie, de restauration, de publicité, de communication, de services bancaires ;
- les primes d’assurance obligatoires ou facultatives.
Le micro-entrepreneur doit établir le montant de chaque dépense sur une base mensuelle. Ainsi, il peut calculer le montant total des dépenses chaque mois, qui sera ensuite déduit de son chiffre d’affaires pour obtenir une première estimation de son salaire en micro-entreprise.
Les cotisations sociales
En complément, il faut prendre en compte les cotisations sociales, qui sont calculées mensuellement ou trimestriellement en fonction du chiffre d’affaires. Ces cotisations, aussi appelées charges sociales, représentent des prélèvements basés sur les salaires ou le chiffre d’affaires. En tant que micro-entrepreneur, vous êtes tenus de les régler. Celles-ci sont alors directement déduites de votre chiffre d’affaires, selon un taux fixé en fonction de la nature de votre activité. Cette contribution vous garantit une couverture sociale de base, incluant des avantages pour les frais de santé, les arrêts maladie, la retraite, les prestations familiales, le décès et même l’invalidité.
Le montant de ces cotisations varie en fonction de votre chiffre d’affaires et de l’activité exercée dans votre micro-entreprise :
- 12,3 % pour la vente de marchandises ;
- 21,2 % pour les prestations de services artisanales et commerciales (BIC) ;
- 21,1 % pour les professions libérales classiques (BNC) ;
- 21,2 % pour les professions libérales réglementées relevant de la CIPAV.
Les auto-entrepreneurs ont également l’obligation de s’acquitter de la contribution à la formation professionnelle (CFP), prélevée sur le chiffre d’affaires, avec des taux de :
- 0,1 % pour les commerçants ;
- 0,2 % pour les professionnels libéraux et les prestations de services ;
- 0,3 % pour les artisans.
Bon à savoir : un simulateur de cotisations proposé par l’URSSAF pour les micro-entrepreneurs peut vous aider à connaître le montant de vos cotisations sociales. Par ailleurs, vous pouvez effectuer une simulation de votre salaire net d’auto-entrepreneur sur le site du gouvernement français.
Les impôts
L’impôt sur le revenu
Il est important de connaître le taux d’imposition en micro-entreprise. En tant que micro-entrepreneur, vous êtes automatiquement assujetti à l’impôt sur le revenu (IR). Ce système fonctionne par tranche de revenus. Ainsi, chaque mois, vous vous acquittez de votre impôt par le biais du prélèvement à la source, basé sur une estimation de votre chiffre d’affaires.
Le chiffre d’affaires n’est pas imposé directement. L’administration applique un abattement forfaitaire, c’est-à-dire une réduction automatique afin de prendre en compte les charges professionnelles. Après avoir appliqué cet abattement, on obtient le bénéfice imposable. Ce taux d’abattement dépend de l’activité de l’entreprise :
- 71 % pour les activités de ventes ;
- 50 % pour les activités de services commerciales ;
- 34 % pour les professions libérales.
Néanmoins, grâce au régime micro-social simplifié dont bénéficie l’auto-entrepreneur, il est possible, sous certaines conditions de revenus, d’opter pour le versement forfaitaire libératoire. Dans ce cas, l’impôt sur le revenu est prélevé simultanément avec les cotisations sociales, selon un pourcentage fixe, dont le taux dépend, une fois de plus, de la nature de l’activité exercée au sein de la micro-entreprise
Ces taux sont les suivants :
- 1 % pour les activités de vente ou de prestations d’hébergement ;
- 1,7 % pour les activités de prestations de services relevant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ;
- 2,2 % pour les activités de prestations de services ou les activités libérales relevant des bénéfices non commerciaux (BNC).
À noter : que vous ayez opté pour le prélèvement forfaitaire libératoire ou le prélèvement classique à la source, il est nécessaire de remplir chaque année votre déclaration de revenu de micro-entreprise.
La CFE
Parmi les charges à prendre en compte dans un salaire en micro-entreprise, il y a également la contribution locale connue sous le nom de cotisation foncière des entreprises (CFE). En effet, en complément de l’impôt sur le revenu, le micro-entrepreneur est assujetti à la CFE d’auto-entrepreneur, qu’il doit régler de façon annuelle dans la commune où est établie son activité. Toutefois, il bénéficie d’une exonération de cette imposition au cours de la première année de son exercice professionnel.
La TVA
Dans le calcul du salaire en micro-entreprise, il faut prendre en compte la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). La TVA, ou taxe sur la valeur ajoutée, représente un impôt indirect supporté par le consommateur. En tant qu’auto-entrepreneur, vous devez facturer cette taxe à vos clients pour ensuite la reverser directement à l’État.
Toutefois, les micro-entrepreneurs bénéficient du régime de franchise en base de TVA. Cela implique qu’en deçà d’un certain plafond, vous êtes dispensé de la collecte et de la restitution de la TVA.
Pour l’année 2025, ce seuil de franchise s’établit à :
- 85.000 € pour les livraisons de bien, ventes à consommer sur place, hébergement (avec un seuil majoré de 93.500 €) ;
- 37.500 € pour les autres prestations de services et loueurs en meublé (avec un seuil majoré de 41.250 €).
Depuis le 1er janvier 2025, si le chiffre d’affaires de votre micro entreprise dépasse le seuil de franchise, mais pas le seuil majoré, alors vous serez soumis à la TVA automatiquement l’année suivante. En revanche, si vous dépassez le seuil majoré, vous serez soumis à la TVA dès le jour de dépassement.
Y a-t-il un plafond de salaire en micro-entreprise ?
Il n’existe pas réellement de salaire maximum pour un auto-entrepreneur. Cependant, pour pouvoir continuer à bénéficier de ce statut, il est nécessaire de respecter le plafond de la micro-entreprise. En effet, il y a des limites de chiffre d’affaires fixées pour les auto-entrepreneurs. La limite de salaire en micro-entreprise pour les prestations de service ne sera pas la même que pour des activités d’achat et de vente de produits.
Pour bénéficier du régime de la micro-entreprise, vous devez respecter les seuils suivants :
- 77.700 € de chiffre d’affaires maximum pour les prestations de service ;
- 188.700 € de chiffre d’affaires maximum pour les activités d’achat et de vente de produits.
Quand se verser un salaire en micro-entreprise ?
En tant que micro-entrepreneur, il est possible de vous rémunérer quand vous le souhaitez. Toutefois, il est conseillé de se verser un salaire après avoir encaissé une facture, en déduisant le montant de cotisations associées à cet encaissement et le montant des frais professionnels.
À noter : de même, il n’y a pas de formalités particulières à respecter pour se verser un salaire en micro-entreprise. Il suffit d’effectuer un virement du compte professionnel vers le compte personnel du micro-entrepreneur.

