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- Prélèvement à la source micro-entrepreneur : le régime par défaut
- Prélèvement à la source Urssaf auto-entrepreneur : cotisations sociales et impôt
- Le prélèvement libératoire auto-entrepreneur : une alternative sur option
- Quels sont les plafonds micro-entreprise en 2026 ?
- FAQ
- Quelle est la différence entre le prélèvement à la source et le versement libératoire en micro-entreprise ?
- Comment est calculé l’abattement micro-entreprise ?
- Que se passe-t-il si je dépasse le plafond micro-entreprise 2026 ?
En tant que micro-entrepreneur, vous êtes soumis à l’impôt sur le revenu dès le premier euro encaissé. Le prélèvement à la source des micro-entrepreneurs est le mécanisme par défaut, mais il existe une alternative : le prélèvement libératoire des auto-entrepreneurs, qui permet de tout payer en un seul versement.
Comment fonctionne le prélèvement à la source pour les micro-entrepreneurs ? Comment choisir entre les deux régimes ? Voici tout ce qu’il faut savoir sur l’imposition des micro-entreprises.
L’essentiel de l’article :
- Par défaut, le prélèvement à la source des micro-entrepreneurs s’applique via des acomptes mensuels ou trimestriels prélevés sur votre compte bancaire.
- Un abattement forfaitaire est appliqué sur votre chiffre d’affaires avant calcul de l’impôt : 71 %, 50 % ou 34 % selon votre activité.
- Le prélèvement libératoire permet de payer impôt et cotisations en un seul versement, sous conditions de revenus.
- Les plafonds micro-entreprise 2026 sont fixés à 203 100 € pour la vente de marchandises et 83 600 € pour les prestations de services.
- 0 € de chiffre d’affaires = 0 € de cotisations sociales ni d’impôt à payer.
Prélèvement à la source micro-entrepreneur : le régime par défaut
Le prélèvement à la source du micro-entrepreneur est le régime fiscal de droit commun. Il s’applique automatiquement dès lors que vous n’avez pas opté pour le versement libératoire. L’administration fiscale calcule vos acomptes en fonction de votre dernier chiffre d’affaires annuel connu, et les prélève directement sur votre compte bancaire chaque mois ou chaque trimestre.
La micro-entreprise a une imposition qui repose sur un mécanisme en deux étapes. Premièrement, un abattement forfaitaire est appliqué sur votre chiffre d’affaires pour tenir compte de vos charges professionnelles, sans que vous ayez à justifier le moindre frais réel. Deuxièmement, le barème progressif de l’impôt sur le revenu s’applique au bénéfice imposable ainsi obtenu.
Les taux d’abattement en micro-entreprise varient selon la nature de votre activité :
| Type d’activité | Abattement |
| Achat-revente, fourniture de logement | 71 % |
| Micro-entreprise prestation de service (BIC) | 50 % |
| Activités libérales (BNC) | 34 % |
Exemple concret : vous exercez une micro-entreprise prestation de services avec un chiffre d’affaires annuel de 50 000 €. Après abattement de 50 %, votre bénéfice imposable est de 25 000 €. C’est sur cette base que le barème progressif de l’IR s’applique.
Un abattement minimum de 305 € s’applique par activité, quel que soit le montant du chiffre d’affaires déclaré.
Prélèvement à la source Urssaf auto-entrepreneur : cotisations sociales et impôt
Le prélèvement à la source, par l’Urssaf, d’un auto-entrepreneur concerne également vos cotisations sociales, qui constituent la principale composante des charges en micro-entreprise. Elles sont calculées en pourcentage de votre chiffre d’affaires encaissé et déclarées à l’Urssaf chaque mois ou chaque trimestre.
Les taux de cotisations sociales applicables en 2026 sont les suivants :
| Activité | Taux de cotisations |
| Vente de marchandises (BIC) | 12,3 % |
| Prestations de services (BIC) | 21,2 % |
| Activités libérales non réglementées | 25,6 % |
| Activités libérales (CIPAV) | 23,2 % |
Ces cotisations sont distinctes de l’impôt sur le revenu dans le régime classique.
Le prélèvement libératoire auto-entrepreneur : une alternative sur option
Le prélèvement libératoire, aussi appelé versement forfaitaire libératoire (VFL), est un dispositif optionnel qui permet de payer l’impôt sur le revenu et les cotisations sociales en un seul et unique versement auprès de l’Urssaf. C’est l’un des avantages phares de l’imposition en micro-entreprise.
En cas d’option pour le VFL, un taux fixe s’ajoute à vos cotisations sociales :
| Activité | Taux IR supplémentaire | Taux global (cotisations + IR) |
| Vente de marchandises | 1 % | 13,3 % |
| Micro-entreprise prestation de service (BIC) | 1,7 % | 22,9 % |
| Activités libérales (BNC) | 2,2 % | 27,8 % |
Pour bénéficier de ce régime, deux conditions doivent être réunies : votre chiffre d’affaires ne doit pas dépasser les plafonds micro-entreprise en vigueur, et le revenu fiscal de référence de votre foyer de l’avant-dernière année (N-2) ne doit pas dépasser la limite supérieure de la 2e tranche du barème de l’IR.
Bon à savoir : le prélèvement libératoire auto-entrepreneur n’est pas toujours le plus avantageux. Si vos revenus sont modestes et que vous êtes peu ou pas imposable, le régime classique avec le barème progressif vous sera généralement plus favorable.
La demande d’option doit être adressée à l’Urssaf avant le 30 septembre de l’année pour une application au 1er janvier de l’année suivante. En cas de création d’activité, le délai est de trois mois à compter du début d’activité.
Quels sont les plafonds micro-entreprise en 2026 ?
Pour bénéficier du régime du prélèvement à la source des micro-entrepreneurs, vous devez rester en dessous des plafonds micro-entreprise 2026. Ces seuils conditionnent le maintien du régime fiscal et social simplifié.
Le plafond de la micro-entreprise applicable en 2026 est fixé à :
- 203 100 € pour les activités de vente de marchandises, objets, fournitures et denrées.
- 83 600 € pour les micro-entreprises de prestation de services (BIC et BNC) et les prestations d’hébergement.
- En cas d’activité mixte : 203 100 € de CA global, dont 83 600 € maximum pour les services.
Ces seuils sont proratisés en cas de début d’activité en cours d’année. Si vous dépassez ces plafonds micro-entreprise deux années civiles consécutives, vous basculez automatiquement dans le régime réel et perdez le bénéfice du régime simplifié.
Pour tout comprendre sur les seuils et leurs conséquences, vous pouvez consulter les articles dédiés à ce sujet sur le site Service Public Entreprendre.
FAQ
Quelle est la différence entre le prélèvement à la source et le versement libératoire en micro-entreprise ?
Avec le prélèvement à la source du micro-entrepreneur, vous payez d’abord vos cotisations sociales à l’Urssaf, puis l’impôt sur le revenu est prélevé séparément par l’administration fiscale via des acomptes basés sur votre revenu antérieur. Avec le prélèvement libératoire, un taux fixe appliqué à votre chiffre d’affaires couvre simultanément cotisations et impôt en un seul versement à l’Urssaf.
Comment est calculé l’abattement micro-entreprise ?
L’abattement en micro-entreprise est forfaitaire : 71 % pour la vente de marchandises, 50 % pour les micro-entreprise de prestation de services relevant des BIC, et 34 % pour les activités libérales (BNC). Il s’applique directement sur votre chiffre d’affaires déclaré. Vous n’avez aucune charge réelle à justifier.
Que se passe-t-il si je dépasse le plafond micro-entreprise 2026 ?
Si vous dépassez le plafond micro-entreprise deux années consécutives, vous sortez automatiquement du régime micro-fiscal et basculez dans le régime réel d’imposition. Vous ne pouvez alors plus bénéficier du prélèvement à la source simplifié ni du prélèvement libératoire pour les auto-entrepreneurs.

