Ouvrir un snack

Comment ouvrir un snack en 2025 ?

Création

Julie

Voir les sections Ne plus voir les sections

Vous rêvez d’ouvrir un snack, mais ne savez pas par où commencer ? Avoir l’envie de se lancer est déjà un bon début ! Mais il convient que vous vous posiez tout d’abord quelques questions afin de déterminer si vous êtes, ou non, susceptible de mener ce projet à bien. 

Pourquoi ouvrir un snack ? Est-il nécessaire d’avoir un diplôme pour cela ? Quelles étapes suivre ? Quel budget faut-il prévoir et existe-t-il des aides ? On vous explique.

Pourquoi ouvrir un snack ?

En 2024, plusieurs études révèlent que les Français étaient moins nombreux à fréquenter les restaurants en raison des prix trop élevés. Ouvrir un snack peut donc s’avérer être une bonne alternative pour travailler dans la restauration et offrir des produits plus en phase avec les attentes des consommateurs. Et en effet, la restauration rapide n’est pas un secteur en berne ! 

Contrairement à un restaurant, ouvrir un snack offre plus de flexibilité à l’entrepreneur. Il peut aménager ses horaires, décider de vendre en ligne ou uniquement sur place, et même de changer sa carte si l’envie lui prend. 

Faut-il avoir un diplôme pour ouvrir un snack ?

Bien que la restauration rapide soit un secteur accessible sans diplôme spécifique, certaines formations peuvent vous être bénéfiques pour ouvrir un snack. Tel est par exemple le cas d’une formation en gestion d’entreprise ou en restauration. Posséder les connaissances de base du domaine dans lequel vous souhaitez entreprendre ne pourra que vous aider ! 

En revanche, la loi vous oblige à suivre une formation à l’hygiène à partir du moment où vous détenez un établissement qui manipule des denrées alimentaires. En moyenne, le coût de cette dernière varie entre 200 et 500 €. 

Quelles sont les étapes à suivre pour ouvrir un snack ?

Pour ouvrir un snack, il convient de suivre plusieurs étapes :

Ouvrir un snack : définir le concept du snack

Avant de vous lancer, vous devez poser les bases de votre projet en définissant un concept clair. On ne vous apprend probablement rien, mais votre snack doit se démarquer pour attirer la clientèle. 

Notez que votre concept doit aussi être en adéquation avec votre emplacement. Par exemple, un snack situé près d’une université pourra privilégier des repas rapidement consommables et à un prix abordable. 

Il est également envisageable d’ouvrir un snack chez soi, auquel cas les produits que vous proposez pourront être plus variés que ceux vendus à proximité d’une école, par exemple.

Ouvrir un snack : réaliser une étude de marché

Une fois votre concept défini, il vous faut réaliser une étude de marché. Cette dernière consiste à analyser l’environnement dans lequel votre snack va évoluer afin de déterminer si celui-ci est adapté. Elle permet donc de mieux comprendre la demande et de mieux appréhender la concurrence. 

Pour réaliser une étude de marché, vous devez vous poser plusieurs questions comme : 

  • qui sont vos futurs clients ? ;
  • quels sont leurs besoins et habitudes de consommation ? ; 
  • quels snacks sont déjà implantés dans votre secteur géographique ? ;
  • quels sont les prix pratiqués sur le marché ?.

Ouvrir un snack : élaborer un business plan

Après la réalisation de l’étude de marché, vous pouvez commencer à décrire votre projet et le chiffrer dans le business plan. Non seulement, celui-ci vous aide à vous assurer que votre projet d’ouvrir un snack est viable, mais il permet aussi de convaincre de potentiels investisseurs que votre projet a de l’avenir.

En outre, le business plan du snack doit inclure : 

  • une présentation de votre concept ; 
  • une analyse du marché et de la concurrence ; 
  • une étude financière avec le budget prévisionnel (coût du local, matériel, stocks, personnel…) ; 
  • une stratégie de communication et de développement.

Ouvrir un snack : choisir le statut juridique

Le choix du statut juridique impacte votre fiscalité et la protection sociale dont vous bénéficiez. Parmi les options les plus courantes, vous pouvez : 

  • Créer une micro-entreprise : ce qui est idéal pour démarrer avec peu de charges, mais avec un chiffre d’affaires limité. 
  • Créer une société par actions simplifiées unipersonnelle (SASU) ou une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) : qui ont la personnalité morale, et qui sont donc plus adaptées pour un projet structuré avec une possibilité d’évolution.
  • Créer une société à responsabilité limitée (SARL) ou une société par actions simplifiée (SAS) : qui sont intéressantes si vous souhaitez vous associer. 

Il existe donc de nombreux statuts, chacun ayant ses avantages et inconvénients. Prenez le temps de déterminer celui qui vous correspond le plus pour ouvrir un snack !

Ouvrir un snack : effectuez les démarches administratives

Les démarches administratives varient en fonction du statut juridique choisi pour votre snack. Toutefois, certaines formalités sont incontournables : 

  • l’immatriculation de votre entreprise ; 
  • la déclaration de votre activité auprès du service des impôts ; 
  • le rattachement de votre entreprise à l’URSSAF. 

Attention : si vous optez pour la création d’une société (SASU, SAS, EURL, SARL, etc.), des étapes supplémentaires devront obligatoirement être réalisées (rédaction des statuts, désignation du dirigeant de la société, dépôt d’un capital social ou encore publication dans un journal d’annonces légales).

Quel budget faut-il prévoir pour ouvrir un snack ?

Ouvrir un snack, est-ce rentable ? Cela dépend en partie du budget de base que vous y consacrez. En effet, ce dernier varie selon plusieurs facteurs (l’emplacement, la taille du local, le concept, etc.). Mais parmi les principaux postes de dépenses, il y a : 

  • les formations obligatoires (hygiène alimentaire) ; 
  • les autorisations et licences (terrasse, débit de boissons, etc.) ; 
  • l’achat du matériel de cuisine et des premiers aliments ; 
  • le loyer et les charges du local ; 
  • la rémunération des employés si vous embauchez du personnel ; 
  • les assurances professionnelles ; 
  • un budget marketing afin d’attirer les premiers clients.

En outre, le coût total peut varier de 10.000 à 30.000 €. En revanche, si vous optez pour une franchise, il faudra ajouter le coût du droit d’entrée et l’apport personnel exigé, ce qui peut représenter 25.000 à 90.000 € supplémentaires, selon l’enseigne.

Bon à savoir : la franchise permet de bénéficier de la notoriété d’une marque et d’un accompagnement (gestion, fournisseurs, etc.). 9 franchisés sur 10 sont toujours en activité après 5 ans d’exercice. En contrepartie, elle impose des contraintes et un investissement plus élevé (droit d’entrée, redevances). 

Existe-t-il des aides financières pour ouvrir un snack ?

Oui, il existe des aides financières pour ouvrir un snack. Parmi elles, vous pouvez vous tourner vers : 

  • Le prêt bancaire : il sera basé sur votre business plan. Un apport personnel est toutefois recommandé pour obtenir un financement de ce type. 
  • L’ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise) : elle permet une exonération partielle des charges sociales durant les 12 premiers mois de votre activité. 
  • L’ARE (Aide au Retour à l’Emploi) : si vous êtes demandeur d’emploi, vous pouvez bénéficier de l’ARE pour financer votre projet. Avec cette aide, et sous certaines conditions, vous pouvez continuer à percevoir vos allocations chômage tout en créant votre entreprise de snack.
  • Les prêts d’honneur : ils sont proposés par des organismes comme Bpifrance ou des réseaux d’accompagnement. Ces derniers permettent d’obtenir un financement sans qu’il soit nécessaire que vous apportiez des garanties personnelles.
  • Les aides locales : ce sont par exemple des prêts à taux zéro, accordés par certaines collectives territoriales. 
  • Le financement participatif (ou crowdfunding) : il permet de mobiliser un réseau de contributeurs via des plateformes dédiées, en échange de contreparties (par exemple un repas qui serait offert aux donateurs).