Congé maternité

Comprendre le congé maternité : ce qu’il faut savoir

Création

Julie

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Quand une femme attend un enfant, elle peut prendre un congé maternité. Ce congé permet de s’arrêter de travailler avant et après la naissance pour se reposer et s’occuper du bébé. 

Mais selon qu’on soit salariée ou indépendante, les règles ne sont pas toujours les mêmes. On vous explique tout ce que vous devez savoir. 

Quelle est la durée du congé maternité ?

Le congé maternité se divise en 2 temps : 

  • une période avant la naissance, qu’on appelle le congé prénatal ;
  • une période après, appelée le congé postnatal. 

La durée totale varie selon la situation de la future mère, notamment en fonction du nombre d’enfants qu’elle attend et de ceux qu’elle a déjà.

Par exemple, lorsqu’une femme attend un seul enfant et qu’il s’agit de son premier ou de son deuxième, elle a droit à seize semaines de congé maternité. Ce temps est réparti en six semaines avant la naissance et dix semaines après. Si c’est son troisième enfant ou plus, la durée est plus longue : vingt-six semaines au total, dont huit avant l’accouchement et dix-huit après.

En cas de grossesse multiple, la durée du congé est encore allongée. Pour des jumeaux, elle passe à trente-quatre semaines, avec douze semaines de repos prénatal et vingt-deux après la naissance. Si la femme attend trois enfants ou plus, elle pourra s’arrêter pendant quarante-six semaines, dont vingt-quatre avant et vingt-deux après l’accouchement.

Attention : il ne faut pas confondre le congé maternité avec un arrêt maladie. Le congé maternité concerne toutes les femmes enceintes, même si elles vont bien, alors que l’arrêt maladie est destiné aux personnes atteintes d’une pathologie.

Pour bénéficier du congé maternité, il est essentiel de déclarer sa grossesse à la Sécurité sociale, en général juste après la première échographie. Cette déclaration peut être faite directement par un médecin ou une sage-femme. Si ce n’est pas le cas, la future mère doit remplir un formulaire spécifique et l’envoyer avant la quatorzième semaine de grossesse.

Bon à savoir : si la grossesse est difficile, le congé peut être allongé avec un certificat médical. De plus, il est possible de commencer le congé un peu plus tôt (jusqu’à 2 semaines, voire 4 avec des jumeaux), mais cela avance aussi la fin du congé. Enfin, on peut reporter jusqu’à 3 semaines du congé prénatal sur la partie postnatale, avec l’accord du médecin.

Le congé maternité est-il obligatoire ?

La loi impose un minimum de 8 semaines de repos : 

  • 6 après la naissance ;
  • 2 avant. 

Il est interdit de travailler pendant cette période. Une salariée ne peut pas refuser son congé, et l’employeur ne peut pas le lui refuser non plus.

L’employeur qui ne respecte pas cette règle risque une amende. Et durant tout le congé, le contrat de travail est suspendu : l’emploi est conservé, mais la personne ne travaille pas.

Ce congé peut aussi s’articuler avec d’autres périodes d’absence : congé paternité du partenaire, congé parental, etc.

Quelles aides pendant le congé maternité ?

Congé maternité : les aides pour une salariée

Lorsque l’on est salariée, on reçoit des indemnités journalières (IJ) versées par la Sécurité sociale. L’entreprise ne paie pas durant cette période.

Pour y avoir droit, il faut :

  • être affiliée à la Sécurité sociale depuis au moins 6 mois ;
  • avoir travaillé un certain nombre d’heures dans les derniers mois, ou avoir eu un revenu minimum.

Par exemple, il faut avoir travaillé 150 heures durant les 3 derniers mois avant l’arrêt, ou avoir gagné une certaine somme équivalente au SMIC.

Même si vous êtes au chômage, vous pouvez toucher ces indemnités si vous étiez encore indemnisée ou l’avez été récemment.

Le montant du congé maternité dépend de votre salaire moyen des 3 derniers mois (ou des 12 derniers mois si vous travaillez de façon irrégulière). Le calcul pour déterminer le montant du congé maternité est :

  • 50 % du salaire journalier brut ;
  • après déduction d’un taux forfaitaire de 21 % ;
  • avec un montant minimum de 11,02 € et un maximum de 101,94 € par jour en 2025.

Les paiements sont faits tous les 14 jours.

Bon à savoir : il existe des simulateurs en ligne pour calculer le montant de son congé maternité.

Congé maternité : les aides pour une indépendante

Les femmes indépendantes (statut micro-entrepeneur, en libéral, etc.) ont aussi droit au congé maternité. La durée est la même que pour les salariées. Mais les conditions pour toucher les aides sont un peu différentes.

À noter : si vous ne connaissez pas la différence ou entre micro-entreprise ou auto-entreprise, vous pouvez lire notre article sur le sujet.

Pour recevoir des indemnités journalières, il faut :

  • être affiliée à la Sécurité sociale depuis 6 mois ;
  • être à jour de ses cotisations ;
  • arrêter de travailler pendant au moins 8 semaines, dont 6 après l’accouchement.

À noter : Il faut aussi envoyer une attestation d’arrêt de travail et une déclaration sur l’honneur indiquant que vous cessez votre activité pendant au moins 56 jours, dont 14 avant la naissance.

Les indépendantes peuvent aussi recevoir une somme supplémentaire : une allocation de 3.925 € en 2025. Elle est versée en deux fois :

  • une partie au 7e mois de grossesse ;
  • le reste après la naissance.

Si l’accouchement arrive avant le 7e mois, l’aide est versée en une seule fois.

Pour l’obtenir, il faut envoyer les documents suivants à l’Assurance maladie :

  • le certificat du 7e mois ;
  • le certificat d’accouchement.